Je viens de lire un article on-line du journal Le Matin (oui, apparement j'adore ce journal lol ) dans lequel il parlait d'une émission qui sera diffusée mercredi prochain sur la chaîne télé TSR (cliquez ici pour lire l'article). Il s'agit d'un jeune homme qui s'est suicidé il y a 10 ans et qui avait auparavant mis sa vie et son mal-être en scène, en vidéo, durant les mois précédant son suicide.
Le suicide. Un sujet tabou. Un sujet sensible. Un sujet à controverse. Un sujet dont j'ai déjà parlé en 2005 (Cliquez ici pour lire mon article si envie) mais que je voudrais aborder cette fois plus ouvertement. On s'imagine souvent (si ce n'est toujours) que cela concerne les autres et, même quand on y a pensé soi-même, on s'imagine qu'on fait partie d'une minorité et on est alors très étonné de constater que d'autres personnes y ont également pensé, à condition bien sûr d'oser aborder le sujet avec des proches ou des amis, ce qui n'est pas évident, loin de là.
Perso, j'ai déjà abordé le sujet ici, comme déjà précisé ci-dessus et je l'ai également fait avec certains proches et avec deux amies. Lorsque j'étais ado, entre l'âge de 15ans et l'âge de 19 ou 20 ans, j'ai pensé au suicide à plusieurs reprises mais sans jamais passer à l'acte. Ce qui m'a sauvé, c'est le fait de croire en Dieu et de savoir que cela était interdit et un pêché qui vous fera entrer direct en enfer, sauf si dieu vous pardonne bien sûr (Pour ceux qui ne sont pas musulmans ou religieux, inutile d'être offusqués ou choqués, à chacun sa croyance). Donc perso, je croyais (et croit toujours) que le suicide vous ferme la porte du paradis, selon l'islam (sauf si bien sûr dieu en décide autrement, pour moi je pense toujours cela, même si je ne l'ai pas lu dans l'islam, je pense toujours que c'est dieu qui décidéra qui va où dans l'au-delà, même s'il y a les principes édictés dans la religion - et auxquels j'y crois - et qui indiquent que tel acte amène au paradis et que tel autre amène en enfer. Des personnes avec qui j'ai discuté me reprochent de penser cela mais C'est ma façon de croire en la miséricorde de dieu et de ne pas "empièter" sur ce domaine que j'estime être entièrement réservé à Dieu et auquel certaines personnes se mêlent de trop, au nom de la religion, un peu trop à mon goût...et en même temps je ne nie pas les principes de l'islam, j'y ajoute juste mon espoir en la miséricorde de dieu, sans dire qu'il va l'accorder ou non....En disant donc qu'un acte amène en enfer, j'ajoute toujours "sauf si dieu pardonne la faute".....donc que je ne commet aucun mal en matière de religion de cette manière, du moins je l'espère et dieu seul sait si c'est juste de penser cela ou non bien sûr, Allahou A'laam......Enfin bref, donc si on croit que le suicide vous fermera les portes du paradis dans l'au-delà, Cela fait donc réfléchir doublement quand on pense au suicide car si avez envie de vous suicider pour échapper à une certaine souffrance devenue insupportable mais que vous savez également que ce qui vous attend après la mort est dix mille fois pire, cela vous incite à rester vivant et à essayer de vous en sortir autrement.
Il y a également le fait que quand on est croyant, vous croyez que dieu est miséricordieux et qu'il est toujours là pour vous, même quand vous avez l'impression d'être seul au monde, vous croyez au pouvoir de dieu et de la prière et vous optez pour la prière au lieu du suicide ou en tout cas, vous ne passez pas à l'acte. En tout cas, cela fut mon cas. Il faut également dire qu'en ce qui me concerne, l'idée du suicide ne m'a effleuré que comme une idée possible, une idée "en l'air" comme on dit, et non comme une réalité possible et envisageable, je n'ai donc jamais envisagé cela de façon sérieuse mais plus comme une idée qui m'est venue à l'esprit 2 ou 3 fois et qu'ensuite je rejetais d'office, en étant après très triste de constater que j'en étais arrivée à envisager une telle extrémité.
Ce qui m'a donc sauvé personellement, grâce à Dieu, c'est aussi que j'aimais vraiment la vie, je n'avais aucune envie de mourir, j'avais simplement un mal-être que j'avais envie de chasser et le couteau semblait parfois être la solution. Cela me faisait peur d'y penser et cela me fait mal de l'écrire maintenant.
A titre d'exemple, je me souviens qu'un jour, après une dispute avec quelqu'un, j'avais un tel mal au coeur que je suis sortie de ma chambre avec l'intention de me diriger vers la cuisine, prendre un couteau et me poignarder avec, tant la douleur était oppressante. Heureusement, grâce à Dieu, j'ai fait demi tour dans le couloir et je me suis dirigée vers la chambre de ma soeur et j'ai discuté avec elle. Pendant des années, j'avais la chair de poule lorsque je repensais à ce moment précis où une simple bifurcation vers une chambre m'a vraiment sauvée la vie car cette fois là, j'allais vraiment passer à l'acte, sans passer par la case réflexion qui m'avait sauvée jusqu'à là. Je peux vous dire qu'après cela, j'ai regardé ma soeur durant un certain temps comme si elle m'avait littéralement sauvé la vie (chose qu'elle avait faite d'une certaine façon, même sans s'en douter) et je lui en ai d'ailleurs déjà parlé et remerciée (mais longtemps après l'épisode en question) mais aujourd'hui je considère que la 1ère personne qui sauve sa propre personne du suicide (si j'ose formuler les choses de cette façon) c'est la personne elle-même. C'est le fait qu'elle ose entrer en contact avec l'autre, de parler avec. Dans la plupart du temps en tout cas.
Bien sûr que les autres sont d'une aide inestimable et précieuse et également indispensable mais je voudrais dire à toutes les personnes qui pensent au suicide parcequ'elles ressentent un mal-être de patienter et de prendre leur mal en patience comme on dit. ça paraît ridicule et trop simple mais je vous assure que c'est la solution, du moins l'une des solutions, en tout cas d'après moi qui n'y connaît rien, je ne suis pas psy et je ne peux parler que de mon expérience perso.
Je crois que le plus grand danger est pour la personne qui ne veut plus vivre du tout, même si les choses s'arrangeaient tout à coup. A ces personnes là, je ne pourrais que dire que la vie est belle mais pour le voir et y croire, il faudra l'aide de l'entourage, peut-être également l'aide d'un psy par exemple et des efforts de la personne en question. Des efforts conjugués alors que pour les personnes qui comme ce fut mon cas n'ont pas vraiment envie de mourir, je dirais de patienter, aussi bizarre et difficile que cela puisse paraître, et de gérer le mal-être comme ils pourront, et qu'un jour, il y a aura une aide extérieure.
Pour ma part, cette aide fut la rencontre via une radio de personnes qui pour moi seront à jamais extraordinaires. Pas par ce qu'elles sont en réalité, non puisque je ne les connais pas, je ne les ai même jamais rencontrées en vrai, mais par ce qu'elles ont representé pour moi à ce moment là; la joie de vivre, l'ouverture sur le monde. Pour moi, j'avais choisi de gérer ma douleur et mon mal-être en m'isolant du reste du monde, surtout au niveau affectif et également un peu au niveau social, beaucoup même. Même si je connaissais et fréquentais beaucoup de monde (le 3/4 de notre communauté en ville je crois, à cause de mes activités, entre les cours, les conférences religieuses et les prêches du vendredi à la mosquée, les leçons de français ou de maths/cours d'appui que je donnais aux enfants ou aux mamans, les traductions bénévoles pour les somaliens auprès des institutions style école, hôpital...etc), niveau amitié, c'était presque le niveau zéro, par choix perso. Je ne compte pas les jours où je suis rentrée à la maison après les cours en ayant en tout et pour tout échangé que le "bonjour" et les "aurevoir" avec mes camarades de classe. Par choix et non parcequ'ils m'ont rejeté, je tiens à le préciser. C'était donc par ma faute. Peut-être pas la souffrance originale et le mal-être, mais la façon choisie pour les gérer. Celle que j'avais choisie n'était pas la bonne, même si au final je suis contente parceque cela m'a permis malgré tout de passer cette étape qui dura environ 10 à 15 ans même.... je ne sais plus combien de fois je me suis isolée dans les toilettes en classe pour pleurer ou dans une salle à la mosquée pour faire de même au point qu'une fois l'imam est venu me demander ce qui se passait parcequ'il avait entendu les pleurs depuis son bureau à travers le mur séparant son bureau de la salle réservée aux femmes et dans laquelle je me trouvais à ce moment là (Méfiez-vous donc si jamais de ce que vous dites quand vous êtes dans une mosquée, les murs sont apparement très minces, soit dit en passant lol  ) ou de mon ex beau-père qui est venu me voir une fois car il avait entendu pleurer dans ma chambre alors que je croyais que personne n'était à la maison et que je pouvais donc pleurer tranquillement comme d'hab (décidément on ne peut être tranquille nul part, même pas à la maison, et les murs sont partout les mêmes lol ) Ou combien de fois j'ai écrit dans ce qu'il est commun d'appeler un "journal intime" des pages et des pages pour ensuite les déchirer en mille morceaux. Tout cela pour dire qu'on s'en sort, à chacun d'essayer de trouver la solution, peut-être qu'aucune n'est bonne après tout mais il faut que celle qu'on considère comme une solution de notre mal-être soit une qui a pour finalité de nous accrocher à la vie, d'espèrer, de tâtonner jusqu'à finalement trouver à quoi ou à qui s'accrocher concrètement et de s'y accrocher fermement et ensuite apprendre à croquer la vie à pleines dents. Une solution qui ne serait donc pas celle qui vous amènerait à coup sûr vers la mort, comme cela fut le cas pour la "solution" (du moins d'après lui) choisie par le jeune homme sujet du reportage dont j'ai parlé au début de cet aticle.
C'est fou le nombre de personnes qui ont songé au suicide, qu'elles aient réellement voulu mourir ou non. L'amie à qui j'ai parlé du suicide en général m'a confiée qu'un membre de sa famille y avait songé, après avoir été victime d'un pédophile, tout comme je le fus, et j'étais vraiment choquée. C'est incroyable d'être choquée alors que j'étais également passée par là mais apparement, on ne s'habitue jamais à entendre parler de la perversité humaine, ni au mal-être de l'autre. Peut-être parceque cela vous renvoie à votre histoire, à votre parcours et que la douleur revient, ou peut-être parceque cela vous montre que ce n'est pas une chose isolée, ni la tentation du suicide, ni la pédophilie, ni le mal-être et la tristesse humaine, et surtout le fait que tout le monde la cache apparement, que vous n'êtes pas la ou le seul à la cacher...je ne sais pas...Toujours est-il que les 2 fois que des amies m'ont parlé du suicide, mon étonnement était le même (la 2ème fois c'était une amie qui avait été elle-même tentée par le suicide. Si je ne me trompe pas, elle m'a dit qu'elle est même passée à l'acte et que des gens l'ont rattrapée de justesse après qu'elle ait enjambé le balcon).
Mercredi soir, le 14 octobre, à 20h05 sur TSR1, je vais incha Allah être devant mon poste pour regarder l'émission en question. J'espère que toutes les personnes qui se trouvent en difficulté et qui songent au suicide et qui regarderont peut-être ce reportage y verront, non pas un encouragement au passage à l'acte et un exemple à suivre dans la personne du malheureux jeune homme, mais plutôt matière à réflexion et incitation à l'action, celle de demander de l'aide, pas forcément directe mais plus une "aide sociale" (s'ouvrir aux autres, faire des sorties avec des amis ou des connaissances par exemple). A toutes ces personnes, j'espère que cela sera l'occasion pour se décider à agir, mais vers la vie et non pas pour fuir la vie. Se dire que la vie est belle avant de l'expérimenter. Croire pour cela les autres sur parole ou via l'exemple (ç-à-dire en les prenant comme exemple). C'est ce que j'ai fait. S'ouvrir aux autres et au monde sans forcément analyser car si on le fait, peut-être que cela aura pour résultat de vous replonger dans votre isolement. Vivre l'instant, au jour le jour et jour après jour, ça sera déjà un bon début 
Je souhaite sincèrement à ces personnes de s'en sortir, de trouver des personnes pour les aider. Personnellement, après des années à écrire dans des pages de cahier pour les déchirer ensuite (cela m'a permis durant des années d'avoir des 5/6 et des 6/6 en français et d'avoir une grande facilité pour les dissertations en classe...comme quoi cela a comme même eu du bon lol ), après des annés à lire des livres de psychologie au point que certains membre de ma famille était persuadés que j'allais choisir comme métier être psy, j'ai fini par rencontrer "sur les ondes" les animateurs et animatrice d'une certaine radio française.
J'ai passé des mois à les écouter chaque soir et ensuite toute la journée durant l'été, quand c'était les vacances, et à les entendre rire, communiquer avec les auditeurs, se vanner entre eux gentiment, c'était incroyable, ce fut symbolique pour moi, j'y ai projeté l'ouverture sur le monde à laquelle j'aspirais tant mais que je n'avais pas parceque je ne l'osais pas, la gentillesse, la joie de vivre communicative. Quelque chose que je ne peux pas expliquer tant cela est sur le plan symbolique et est presque une question de pure projection mais, pour quelqu'un qui comme moi restait seule dans sa chambre ou devant la télé à ses heures de distraction, participer un tant soi peu à l'émission qui passait à l'époque et qui consistait en des dédicaces, entendre les gens se dire des messages gentils tous les soirs, entendre l'espèce de sketch qui passait, faire une demande perso pour entendre une chanson que j'aimais bien, par téléphone ou par mail...bref, tout cela était comme une fenêtre de liberté pour moi, comme un coin d'ouverture sur le monde chaque soir, comme faire partie d'un groupe de personnes très joyeuses, sans le côté réel et sans le risque que ces personnes me jugent, moi qui avait à l'époque une peur bleue du regard de l'autre et qui était persuadée que chaque personne me jugerait mal si elle me connaissait (j'ai d'ailleurs déjà parlé de cette peur là cet été dans un article, je n'y reviens donc pas). Participer même "virtuellement" à ce programme tous les soirs durant des mois m'a aidé à ensuite aller vers les autres et à participer, pour de vrai cette fois, à des activités avec des gens dans la vie de tous les jours par la suite, sans même en avoir peur ou me poser des questions. J'étais simplement heureuse d'avoir changé, ou plutôt d'être redevenue celle que j'étais avant de m'isoler du monde extérieur, celle que j'étais malgré tout demeurée durant ces années d'isolement et qui se sentait comme en prison par cet isolement que j'avais pourtant crée moi-même peu à peu. Je crois que c'est pour cela que cela me fut si facile de sortir de cet isolement et de redevenir moi, si j'ose dire, simplement en écoutant une radio pendant quelques mois. Si cela paraît bizarre et même idiot, ou surprenant, imaginez un peu la surprise qu'ont eue ceux qui vivaient avec moi dans les 1er temps et tous les autres par la suite en voyant mon changement vestimentaire et mon changement de "personnalité" comme ils disaient Pour eux, ils découvraient presque quelqu'un de nouveau ou en tout cas quelqu'un qui avait beaucoup changé mais honnetement, pour moi, ce fut comme être moi ou redevenir moi, c'est-à-dire une chose simple et facile à faire, comme respirer.
Après celles qui consiste à l'ouverture aux autres et au monde, je voudrais donner peut-être une autre petite astuce (ou moyen efficace) à toutes les personnes qui ont un mal de vivre; LE RIRE. Rire chaque jour, à gorge déployée comme on dit Au début, cela peut être fait en regardant des sketchs à la télé ou sur internet, en lisant des livres avec recueils de blagues ou en écoutant des programmes radio avec des animateurs déjantés (dans le bon sens du terme ) et joyeux comme cela fut mon cas Bref, cherchez tout moyen pour rire de bon coeur et sans méchanceté et sans faire mal aux autres bien sûr. Je vous assure qu'il est difficile de continuer à avoir mal à coeur tout en rigolant de bon coeur. Au début l'un ne fait qu'effacer superficiellement l'autre durant peut-être 1 ou 2 secondes, on continue parfois à sentir la douleur alors même qu'on est pourtant en train de rigoler mais, croyez-moi, au fur et à mesure, l'un effacera l'autre et prendra sa place, à condition que vous persistez dans vos efforts. Bien sûr qu'il vous arrivera de ressentir un mal-être de temps en temps, même lorsque vous deviendrez une personne rigolant presque tout le temps (on va dire ça comme ça ), cela arrive souvent dans la vie car elle comporte beaucoup de difficultés mais en tout cas, si le rire devient partie intégrante de votre vie au quotidien (c'est pour cela que ma devise est "un jour sans un rire, attends-toi au pire" ), le mal-être n'aura plus comme demeure officielle votre corps et votre âme et cela est déjà une victoire. Une énorme victoire. Ou plutôt un grand cadeau que dieu vous offre et qui pour moi s'est presenté sous la forme de programmes radiophoniques et sous la forme d'une joyeuse bande d'animateurs/animatrice. Ce fut également le cas sous la forme d'une série d'émissions animées par un certain Amr Khalid, dont j'ai beaucoup parlé ici, dans plusieurs articles. Un sheikh qui parle de la religion d'une façon bien différente de la presque totalité des sheikhs que j'avais entendu auparavant. Une émission fun/délire et des émissions religieuses donc mais qui avaient toutes 2 le même principe de base; celui de la légerté, la non prise de tête et le côté "la vie est belle", voilà ce qui changea ma vie grâce à dieu, il y a 7ans, en 2002. Et voilà ce qui constitue pour moi 2 choses qui sont la base de mon bonheur, de ma personnalité, ma force dans la vie, après la famille, les amis et les proches; la religion pratiquée selon le coran et la sharia mais également en mettant l'accent sur le côté que la vie est belle et qu'elle n'est pas seulement un moyen de faire de bonnes actions pour entrer au paradis dans l'au-delà et une liste d'interdits, de conseils ou de restrictions bien nécessaires mais qu'elle est également belle et utile en elle-même, qu'elle est une chance en elle-même que dieu nous donne pour expérimenter la vie avec ses joies et ses peines pour se surpasser avec son aide puis l'aide des autres et pour apprendre à s'aimer les uns et les autres et s'entreaider et le côté "faire le fou" et s'amuser avec les autres, le côté sociale en dehors de tout lien religieux. Voilà les 2 choses qui m'ont permises de me sortir de cette période difficile, grâce à dieu.
Je crois que ma façon d'envisager et de pratiquer ma religion depuis 2002 irrite - peu ou beaucoup - certaines personnes, qui m'ont d'ailleurs fait remarquer que d'après eux je mélange trop les choses, je ne suis plus tout à fait selon eux du côté des pratiquants religieux purs comme je l'étais avant (toujours selon eux), certains n'hésitant pas à me traiter de kafir, c'est-à-dire d'être quelqu'un sorti de l'islam. Non pas en face de moi bien sûr, cela me fut reporté. De leur côté, certaines personnes non musulmanes s'irritent quand je parle de dieu ou qu'ils apprenent que je suis musulmane pratiquante, via mes 2 blogs ou dans la vie de tous les jours. C'est comme si chacun de ces 2 groupes de personnes essaient dans leurs têtes de me mettre dans une case bien précise; "pratiquante et quelqu'un de bien" ou "non musulmane, ou à la rigueur musulmane mais non pratiquante et donc quelqu'un de cool"!!
Je crois sincèrement que tout le monde a dans sa tête ces sortes de classement et de catégorie, pas aussi extrêmes bien sûr mais je crois qu'on s'influence tous les uns les autres, qu'on projette tous une image aux autres et qu'ils font de même de leurs côtés. Chacun façonne sa personnalité - un peu ou beaucoup - selon l'image qu'il se fait de lui-même basée sur ce que les autres lui renvoient et ainsi de suite et cela surtout dans l'enfance. Après il y a bien sûr des personnes qui ont plus de force de caractère que d'autres et qui sont donc moins influençables que d'autres mais au final nous "baignons" tous là-dedans si j'ose dire et nous arriverons en général à nous en sortir avec tous les jours, avec + ou - de bonheur Cela devient problématique quand ça devient extrême.
A un groupe de personnes qui me critiquaient de la façon décrite ci-dessus, j'ai répondu qu'ils avaient peut-être raison, que peut-être je ne faisais partie ni des uns ni des autres selon leur classement mais que j'étais moi, avec mes défauts et mes qualités et qu'au niveau de la religion et de la vie, je faisais ma propre "salade", c'est-à-dire ce que je pouvais et ce que je croyais être juste et bien, selon mon peu de savoir religieux et selon ma condition d'être humain, c'est-à-dire sujet à l'erreur et non apte à la perfection. Pendant des années, j'avais vécu dans un certain extrême à la base à cause de certaines personnes et de leurs comportements et idées extrêmes, puis ce fut mon choix et ma faute, et durant cette période là, les personnes dont j'ai parlé n'avaient aucun mal à me classer dans une catégorie bien définie. Si aujourd'hui, ces mêmes personnes ainsi que de nouvelles personnes n'arrivent plus à me classer dans une catégorie comme avant, c'est tant pis...ou plutôt tant mieux pour moi. Aujourd'hui, je suis heureuse avec ma "petite salade" perso si j'ose dire  alors que je ne l'étais pas du tout en suivant ce que je croyais être une bonne façon de vivre ou étant le moindre mal, une façon de survivre alors que cela ne l'était pas du tout. Je n'ai pas tout rejeté du jour au lendemain mais J'AI CHANGEE presque du jour au lendemain et facilement grâce à dieu le jour où j'ai commencé à vivre simplement, sans voir tout en "c'est juste" ou "c'est faux" et sans avoir constamment peur et c'est cela que je voudrais dire pour finir à toute personne qui vit un mal-être; ne te pose pas de question ou plutôt poses-toi moins de questions et agis davantage, poses-toi les BONNES questions et agis davantage pour t'en sortir et non pour t'éliminer; tu es malheureux/malheureuse ? Que faudrait-il pour que cela change ? Te tuer ? Non, cela n'est pas la solution, penses plutôt à la chose qui pose problème et change-la ou fuis-la, (comme tu veux ou comme tu peux) au lieu de penser à changer en éliminant ce sur quoi le problème agit, c'est-à-dire toi. Souvent cela peut paraître bien naturel et logique de faire ce qui dépend de nous, c'est-à-dire d'agir sur nous-mêmes, même si le problème vient de l'extérieur, ce qui signifie que parfois on n'y peut rien changer alors il ne nous reste qu'à agir sur nous-mêmes et c'est ainsi que certains pourraient peut-être envisager le suicide. A ceux-là, je voudrais dire qu'on a toujours le choix, TOUJOURS, et si plus rien n'est possible, vous pouvez toujours suivre la logique qui consiste à agir en dernier lieu sur ce qui dépend de vous, c'est-à-dire sur vous-mêmes mais dans ce cas là faites-le svp sans l'optique de fuir la vie en vous tuant mais agissez plutôt dans l'optique de sauver votre vie et FUIYEZ. Fuiez très loin des gens qui vous font peut être mal, du problème que vous rencontrez, éliminez la source qui vous pose problème, c'est-à-dire le problème justement et non vous en le fuyant et demandez surtout de l'aide, ne serait-ce qu'en parlant de votre problème à une personne. Si vous n'avez personne de confiance, adressez-vous aux institutions, ou à la rigueur aux systèmes d'aides accessibles dans l'immédiat, stlye l'aide et l'écoute par téléphone du genre "la main tendue" (en Suisse). Le minimum que cela engendrera c'est de vous soulager psychologiquement et ensuite 2 cerveaux valent mieux qu'1 pour trouver une BONNE solution à un problème En tout cas, c'est ce qu'on dit mais ce n'est peut-être pas valable pour tout le monde alors attention, choisisez bien à qui vous demandez de l'aide dans votre entourage personnel lol Non, je déconne...Enfin quoique 
Plus sérieusement, une chose qui pourrait peut-être aider c'est de demander à la personne qui songe au suicide, à supposer que le dialogue s'installe, ou à la personne que vous soupçonnez avoir un tel projet si le suicide est quelque chose qu'elle ou qu'il conseillerait à quelqu'un d'autre se trouvant dans sa situation ou si elle tuerait elle-même une autre personne qui serait dans sa situation pour soi-disant lui "rendre service" par exemple, serait-ce une solution, le ferait-elle ? Je crois que logiquement, elle répondrait que non. Alors on pourra lui demander pourquoi être miséricordieux et humain envers quelqu'un d'autre et être si cruel envers soi-même et vouloir se tuer alors qu'on pourra jamais tuer quelqu'un d'autre. Cela peut paraître bizarre comme question - la plupart des gens ont même peur d'aborder le sujet du suicide avec quelqu'un dont il soupçonne qu'il y songe par peur de lui "donner des idées" au cas où ils se trompent - mais je vous assure que souvent, le simple fait de poser ce genre de question, à soi-même ou que quelqu'un d'autre nous la pose, permet d'y voir + clair et de se rendre surtout compte avec quelle cruauté on se traite soi-même parfois, sans même s'en rendre compte, et faire ainsi appel à la réflexion permet parfois d'inverser la tendance, que cela soit pour le sujet du suicide ou pour une addiction quelquconque.
Cela permet de se voir avec un "oeil extérieur" si j'ose dire, d'avoir un regard plus objectif sur soi et sur ses problèmes et les solutions qu'on envisage pour s'en sortir et une solution qui peut-être nous paraissait être une solution possible nous paraîtra peut-être par ce biais être finalement une mauvaise et inacceptable solution car on l'aura vue et analysée de façon plus objective, plus "extérieure", c'est-à-dire sous le prisme et le regard social qui très souvent a du bon, quoiqu'on en dise lol On verra ainsi les choses et soi-même avec un oeil qui, Oh surprise, sera pafois nettement plus miséricordieux et tolérant que celui avec lequel on se regardait auparavant, depuis l'intérieur si j'ose dire....
Pour finir, je voudrais dire aux familles et amis ou entourage de quelqu'un de suicidaire (est-ce le terme exact ? je ne sais pas...) qu'il faut absolument en parler, aborder le sujet, d'une façon ou d'une autre, même si c'est tabou et pas évident. Même en dehors du suicide, je trouve que l'un des "services" qu'un parent pourrait rendre à son enfant est de lui montrer par exemple qu'il ou qu'elle est ouvert(e) au dialogue et ce sur n'importe quel sujet. Qu'aucun sujet de discussion n'est tabou. Pas en le disant simplement mais en le montrant par l'exemple, en abordant des sujets dits "délicats" en famille, de préférence avant que cela ne devienne sujet d'actualité car, à ce moment là, cela sera encore plus délicat à aborder, même s'il faudra le faire comme même bien sûr. Votre enfant saura de cette façon qu'il aura toujours quelqu'un pour l'écouter, sur n'importe quel sujet, qu'il ait finalement le courage de vous parler ou non et, croyez-moi, savoir qu'il y a quelqu'un avec qui on pourra aborder n'importe quel sujet est important. Ensuite, n'ayez pas peur de la confrontation et abordez le sujet dont vous avez peur, que cela soit la drogue ou le suicide, ou n'importe quel autre sujet. N'attendez pas que ça soit votre enfant qui le fasse, il ou elle ne le fera probablement pour ainsi dire jamais ou alors peut-être des années après....ou peut-être que c'est vous qui en parlerez des années après en disant "ah si seulement j'en avais parlé, il - ou elle - ne se serait peut-être pas suicidé(e)". Malheureusement, cela arrive trop souvent et je suis étonnée de voir le nombre de personnes qui, une fois sorties de leurs problèmes, s'étonnent du fait qu'elles n'aient pas demandé de l'aide auparavant et/ou du fait que leur entourage, passé les premiers temps, avait "baissé les bras" et s'était accomodé - si j'ose dire - de la situation par résignation, par désespoir et, parfois vous diront certains, par amour pour la personne qui souffre, pour ne pas l'accabler davantage avec leurs conseils et leur pression pour qu'elle ou qu'il sorte de son problème. Du moins ce sont eux qui disent "par amour". Personnellement, je ne crois pas que cela soit la bonne façon d'aider la personne en difficulté ou peut-être si on agit comme cela seulement de temps en temps mais pas pour de bon. Je vois cela même comme un abandon qui ne dit pas son nom.
Bon j'arrête là mon charabia j'espère sincèrement que chaque personne qui a besoin d'aide dans ce monde trouvera quelqu'un pour la lui donner et que chaque personne qui aura désespéré de ce monde au point de vouloir en finir ou au point de juste simplement vivre mais sans profiter de la vie, juste en survivant, pourra trouver un jour, le plus tôt possible, une personne qui lui donnera ou redonnera l'envie et la joie de vivre et qui lui dira par ses actes ou par sa simple présence "je suis là, à tes côtés, pour t'aider". Quelqu'un qui lui donnera l'envie d'agir dans le bon sens, de prendre ses responsabilités dans la vie à bras le coeur et avec le sourire en plus lol En attendant cela, vous pourriez essayer d'oublier vos problèmes en aidant les autres, via des activités bénévoles par exemple ou dans la vie de tous les jours. On se sent tellement bien en le faisant que parfois je me dis qu'il faudrait peut-être payer les gens à qui on rend service tant est super le sentiment qu'on ressent après avoir aidé quelqu'un  Etre actif permet d'oublier quelque peu ses problèmes et être utile permet de valoriser l'image de soi....
Bon dodo pour moi. Je vous laisse avec une chanson que j'adore; Tokio Hotel avec "An deiner Seite-Ich Bin Da" (Traduction: je suis là, à tes côtés), une chanson de circonstance Allez ma petite Raaho, j'espère que tu ne vas pas t'étrangler en voyant que j'aime toujours ce groupe lol Et oui, en matière de musique comme pour (presque) tout maintenant, je continue à faire ma petite "salade" et y aller selon mes préférences et non par "catégorie" ou du qu'on dira-t-on, tant que cela ne fait du mal à personne chouchou alors Souviens-toi que je suis ton amie et lâches donc cette pierre que tu veux me jeter dessus lol  Je déconne...Bon tu as catégoriquement refusé de m'accompagner à leur concert l'an passé et notre chère Zouhour m'y a accompagné et elle a adoré cela (lire le récit de la soirée concert 2008 en cliquant ici si envie ) alors peut-être qu'à leur prochain concert, on te forcera à nous y accompagner. "Menace promise, menace à exécuter", à bon entendeur donc chouchou lol Ou alors tu nous "prêtera" tes enfants pour le prochain concert de ce groupe pour que Zouhour et moi puissions passer plus inaperçues en prétendant que nous sommes leurs tantes et qu'on est au concert pour eux et non pour nous 
Allez bonne nuit tout le monde et à la prochaine 
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